Le vent se lève 

Ce soir je ne dors pas. Je réfléchis un peu trop. Je suis nostalgique, aussi. Je réfléchis au tatouage que j’aimerais avoir. Je repense à celui inscrit sur les genoux de Marion. Je repense aussi à ce que me disait ma grand-mère.

 « À cœur vaillant rien d’impossible » 

Et je m’imagine alors avec cette inscription sur le bras. Comme pour me pousser un peu dans les moments de mou. Comme pour me redonner le courage que j’ai peur de perdre. 

Il y a quelques jours je « twittais » ne pas avoir de passion. Si mon moi d’aujourd’hui avait pu parler à la jeune adulte que je fus, il (mon moi) lui aurait dit : « Arrête un peu d’avoir peur et fonce ». Et si la jeune adulte avait pu parler à mon moi d’aujourd’hui, elle lui aurait dit « Qu’est-ce t’as foutu avec ton envie incessante d’écrire, bordel ?! » 

Écrire, oui. Mais pour dire quoi au final ? 

Et puis, est-ce qu’on est encore lus, nous les bloggers des années 2000 ? 

Ce soir je ne dors pas. Je réfléchis certainement un peu trop. Je suis nostalgique quand je pense à ma grand-mère qui n’aurait certainement pas hésité à se tatouer le bras. 

Je repense au vent qui se lève et à la vie qu’il faut tenter de vivre. 

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